
Fin d'automne : Ozu filme une histoire d'un mariage et d'un remariage. Le mariage de la fille se fait, le remariage de la mère reste à faire. Histoire de manipulations, de vieux jouisseurs, de pères qui croient que la réalité doit se plier à leur désir de faire le bien des autres . Je ne crois pas me souvenir mais c'est la première fois, qu'au delà du style, de la signature de Ozu, je perçois à la fois tant de cruauté, et surtout une telle envie de vivre, de rigoler, de jouer.
Le carcan du style reflète le carcan des conventions. La jeunesse se rebelle un peu, dans ses jeans, ses t-shirts et ses jupes à godets, mais tous sont là pour le mariage, figés dans une tristesse infinie ou sur une terrasse, accoudée à la rambarde, le regard vissé sur ce qu'ils voudraient être un infini, un ailleurs mais qui n'est qu'une voie ferrée, un parking, une zone industrielle dominée par ce ciel toujours bleu.
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A la sortie du cinéma Geciffer me demande pourquoi il y a ces bouteilles de Fanta orange pleines
dans de nombreux plans. Juste pour la couleur, peut-être , non ?

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