Avec la Bande Habituelle, "A Bigger Splach". Tout le monde a aimé.
Gerardo ( ému) : C'est séminal (sans rire)...Ca m'a fait rêver pendant des années à des garçons accoudés à des bords de piscines, nécessairement californiennes, perdues entre Pacific Palissades et West Hollywood, aux reflets de leurs corps se dessinant sur des fonds bleux, dominés pas un ou deux plamiers faméliques.
PeeJee : Je me souviens que la première fois que je suis venu à Paris, j'ai acheté une carte postale : c'était ce grand tableau qu'on voit dans le film . Un homme au bord d'une piscine attend que surgisse un nageur au corps morcelé par l'eau. Voilà, ça nous a poursuivi. C'est un fondement : le soleil, les palmiers, les garçons au bord de la piscine, la californie du sud...
Guzzilap : Vous vous souvenez, il y a une scène semblable dans "Parle avec Elle": le personnage principal, lors d'une soirée, s'éloigne du groupe des invités, s'approche de la piscine et, soudain, sur le fonds lumineux, le silhouette diffractée d'un nageur se dessine, se dirige vers le bord et surgit de l'eau. Il ne se passe rien . Gaetano Veloso chante "Cucurucucu Paloma", un peu plus loin.
Le récit reprend ses droits.
Le récit reprend ses droits.
Gerardo : La Grande Eclaboussure laisse des traces, des gouttes d'eau autour de son explosion. Que reste-t-il d'un amour qui se termine ? De mon amitié avec un peintre qui a disparu ? Justement quelques gouttes d'eau (des larmes), quelques tableaux accrochés à des cimaises (de l'eau colorée sur une toile). Oui, le peintre a disparu, c'est un fantôme... La Grande Eclaboussure, c'est ce qui reste de ce fantôme...
PeeJee : Et un vrai film.
Et en forme d'hommage, Gaetano Veloso chante "The man I love", encore une histoire de traces et de fantômes,d'amour à venir et d'espoirs.

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